Dans le Jura, la deuxième fête cantonale de lutte suisse à la culotte démarre ce samedi à Saignelégier. Un événement sportif majeur qui fait polémique. Le Groupe Bélier, mouvement autonomiste, dénonce une »germanisation » de la région, mais il ne contre-manifestera pas.
Installés sur le terrain où est organisé chaque année le Marché-Concours, les ronds de sciure accueilleront les lutteurs dès ce samedi pour la deuxième Fête cantonale jurassienne.
Mais le Groupe Bélier dénonce. « Ce qui nous gêne principalement, c’est que cette manifestation aux origines suisses allemandes s’accapare l’esplanade du Marché-Concours, qui est un lieu symbolique de la culture franc-montagnarde », indique Jonathan Gosteli, animateur principal du Groupe Bélier sur Radio Fréquence Jura.
>> Le sujet du 12h45 :
Fête de la lutte à Saignelégier: polémique culturelle / 12h45 / 2 min. / hier à 12:45 Contestation critiquée
Aujourd’hui, cette contestation est devenue une vraie affaire. Le groupe Bélier ne souhaite plus s’exprimer, sa prise de position ayant suscité beaucoup de réactions négatives. Notamment celle de Pierre-André Marchand, ancien rédacteur en chef du journal satirique La Tuile, qui a publiquement critiqué le Groupe Bélier.
« On est Suisses, on s’est bagarrés pour être Suisses et la lutte fait partie du folklore suisse », a-t-il avancé au micro du 12h45 vendredi. « Et puis, moi, je ne la trouve pas si mal que ça cette lutte suisse. Ce n’est pas toujours passionnant, c’est un peu comme les combats de vache, mais ce n’est surtout pas ça qui va germaniser le Jura. »
Confronté à de nombreuses critiques, le Groupe Bélier n’organisera finalement pas de contre-manifestation ce week-end à Saignelégier, et ce, dans un esprit d’apaisement.
Daniel Bachmann/juma