Cette année, la Grève féministe se tient ce samedi 13 juin, et non le 14 comme le veut la tradition. Ce week-end, les collectifs veulent lancer un signal fort contre les violences faites aux femmes, le travail de soins non rémunéré et les inégalités. En Suisse romande, tous ont appelé à rejoindre la manif anti-G7 dimanche à Genève.

Le collectif vaudois organise un cortège féministe samedi à Lausanne, dès 16h00. Après des discours des organisatrices, du groupe Offensive contre les féminicides et du collectif Les foulards violets, le cortège partira de la Place de la Riponne pour rejoindre l’esplanade de Montbenon, où chantera une chorale anarchique.

Le collectif vaudois met l’accent sur « l’austérité, le racisme, l’extrême droite, le G7, la militarisation et la violence qui en découle », explique Eva, militante au sein du collectif.

Un « portail artistique » à Neuchâtel

Une manifestation cantonale a aussi lieu à Neuchâtel samedi. Un « portail artistique » a été installé à la Place des Halles, où le public est invité à inscrire des mots qui renvoient à des réalités à bannir sur un papier, pour le jeter, puis à noter des mots vecteurs d’espoirs, à accrocher sur le portail. L’œuvre d’art sera développée toute l’année jusqu’à la grande grève féministe nationale de 2027.

A Genève, des tables rondes sont aussi organisées par le collectif genevois de la Grève féministe ce samedi, notamment sur la radicalité des luttes féministes, comment lutter contre le masculinisme ou sur la ‘LGBTphobie’ et la transphobie comme arme politique.

« Indissociable de la lutte contre le capitalisme »

La Grève féministe, habituellement fixée au 14 juin depuis la grande mobilisation de 2019, se déroule exceptionnellement le 13 juin cette année. Ce changement de date permet aux collectifs romands de s’unir à la manifestation anti-G7 de dimanche à Genève, où ils défileront en tête du cortège avec la coalition No G7.

Des transports en bus ou en train sont prévus pour rejoindre Genève dimanche, au départ de Sion, Fribourg, Neuchâtel et Renens.

« La cause féministe est indissociable de la lutte contre le capitalisme, le fascisme et l’impérialisme », souligne le Collectif genevois de la Grève féministe qui coorganise la manifestation « No G7 » avec plus de 60 autres organisations.

« Les femmes et les personnes minorisées sont toujours les premières impactées par les politiques militariste, colonialiste, impérialiste et capitaliste, qui nourrissent le patriarcat. La création de la coalition No G7 concrétise la convergence des luttes que nous prônons depuis toujours », ajoute-t-elle.

« Etant donné la date de la manifestation, il était important que la Grève féministe soit en premier plan. Il y aura une première banderole No G7, directement suivie de la banderole et du bloc collectif de la Grève féministe, en mixité choisie sans homme cisgenre », ajoute le Collectif genevois.

fgn avec les agences