Les carnavaliers ont défilé dans les rues de Bâle ce lundi 23 février pour lancer le début des festivités du carnaval bâlois. « Le Morgestraich, c’est une ambiance particulière », explique Mike Mitchel, membre de la clique Die Haimlifaisse. Pendant quelques minutes, les rues – pourtant pleines à craquer – sont silencieuses.

Puis, 4 h du matin sonnent, l’éclairage public s’éteint et les carnavaliers s’animent. «  Morgenstraich : Vorwäts, marsch ! » Équipées de leurs instruments – des tambours et des fifres -, les cliques défilent dans les rues de la vieille ville à la seule lueur de lanternes décorées.

Là, un joyeux bazar débute. Déambulant au hasard dans les rues, les carnavaliers jouent sans arrêt le même air sous leurs masques. « C’est une préparation qui demande du temps. Les musiciens se préparent pendant un an pour être en accord », explique Linus Kleschin, membre de la clique Sans gêne.

Les visiteurs, venus de partout déambulent dans les rues, conquis. « Je ne m’attendais pas à ça », entend-on près du cortège, rue Rheinsprung. « On a eu des frissons, c’est vraiment une expérience qu’on recommandera à nos amis, même s’il faut se lever tôt », partage Olivia Lohner, de Cernay.

Loin des cavalcades des après-midi, le Morgestraich est très codifié. Pas de confettis ou de goodies. À l’approche du lever du jour, les visiteurs comme les musiciens font une halte dans les restaurants ouverts pour goûter la fameuse Mehlsupper (soupe de farine) avant de repartir pour quelques kilomètres supplémentaires au son de la Morgestraichmarsch.