ENTRETIEN – Le pianiste allemand, ancien premier prix du Concours Reine Elisabeth, propose un enregistrement de pièces de Debussy, Villa-Lobos ou Gabriel Dupont. Un florilège de haute tenue.
Une quête qui s’invente en chemin et imprime des couleurs inédites. C’est ce que l’on ressent à l’écoute du disque Autour de Debussy (Les Nuits du Piano), de Severin von Eckardstein, enregistré à Paris, à la salle Cortot. L’imperturbable pianiste allemand de 47 ans y collectionne les trouvailles, dont des pièces de Heitor Villa-Lobos, Robert Casadesus ou Gabriel Dupont, et offre à Wagner d’enchanteurs accents listziens. Cet ancien premier prix du Concours Reine Élisabeth se fait rare sur la scène française. Une énigme de plus pour un artiste qui affectionne le « mystère » des partitions.
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LE FIGARO.- Pourquoi prendre le risque du live lorsque l’on peut enregistrer dans le confort du studio ?
Severin von ECKARDSTEIN.- Monter sur scène revient à se confronter à l’inconnu. Là est tout l’intérêt de l’enregistrement en direct. L’atmosphère se révèle parfois différente de ce que l’on imaginait. Il se peut que certaines ficelles s’emmêlent ou ne suivent pas la bonne trajectoire. Il faut…
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