CHRONIQUE- Aux États-Unis, de nombreux milliardaires décident d’eux-mêmes de donner la grande majorité de leur fortune à des œuvres philanthropiques. C’est impossible en France.

L’audition, la semaine dernière, de Pierre-Édouard Stérin, devant la commission d’enquête sénatoriale sur les mécanismes de financement des politiques publiques, a fait couler de l’encre. Les considérations du fondateur de Smartbox sur ses ambitions politiques, ses activités philanthropiques ou encore son exil fiscal sous François Hollande… ont été largement commentées à Paris. En Grande-Bretagne et aux États-Unis, ces histoires franco-françaises ne passionnent pas. En revanche, un passage du discours du milliardaire a interpellé, celui où il déclare souhaiter déshériter ses cinq enfants afin de léguer l’intégralité de son patrimoine à des œuvres caritatives.

La loi française, issue du code Napoléon, ne le permet en effet pas. Un père, ou une mère, de cinq enfants, se doit de leur laisser les trois quarts de sa succession : ne demeure à sa main qu’un quart du patrimoine. L’homme d’affaires s’en est offusqué, plaidant pour une liberté totale de la disposition de ses biens. « Je ne veux…

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Le Figaro

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