Un tatouage sur le doigt plutôt qu’une alliance. L’option semblera osée à certains, inenvisageable à d’autres… mais elle a ses convertis. Pour préparer leur mariage, des couples frappent désormais à la porte des tatoueurs plutôt qu’à celle des bijoutiers. Le choix se veut tout à la fois symbolique, économique, pratique, voire esthétique. Les goûts et les couleurs…
Éviter les « détails trop petits »
Une alliance s’enlève, un tatouage est en théorie « pour la vie ». Cette marque indélébile devient ainsi pour certains le symbole d’une « union éternelle », rapportent nos confrères de 20 Minuten. L’argument est toutefois fragile dans la mesure où les tatouages sur les doigts sont ceux qui s’effacent le plus rapidement avec le temps. « [Ils] ont tendance à s’estomper plus rapidement que sur le reste du corps. Il faut en avoir conscience. Il faut éviter des détails trop petits. Il arrive, par ailleurs, qu’il faille faire des retouches de temps à autre », précise Alina, propriétaire d’un salon de tatouage à Zurich (Suisse).
Un fin tatouage plutôt qu’un bijou en or. Sur le plan du prix, la première option fait clairement baisser la note. « On a fait un demi-tour [de doigt] uniquement […] parce que l’encre sur le dessous du doigt ne tient pas très bien. Je crois qu’on a payé 50 € chacun », se souvient Anne-Chantal qui a franchi le pas du tatouage alliance en 2019. En France, le budget moyen d’une alliance tourne autour de 400 €…
L’alliance pour les grandes occasions, le tatouage pour le quotidien
Le choix obéit parfois à une contrainte : pour des raisons de sécurité, certains métiers n’autorisent pas le port d’une alliance. Dans ce cas, le tatouage apparaît comme une solution de contournement. « Je travaille dans le jardinage. Porter une bague n’est donc pas très pratique. Du coup, j’ai un tatouage et une alliance que je porte uniquement pour les occasions spéciales », explique Maurice.
La raison est parfois toute personnelle. « Certains n’aiment pas porter de bagues. Un couple de longue date est venu me voir parce qu’il n’avait plus envie de porter une alliance au quotidien », explique Gina, une autre tatoueuse de Zurich. Sa consœur Alina complète : « [Je me souviens] d’un couple qui était ensemble depuis 35 ans. Au fil des années, ils avaient pris du poids : leurs vraies alliances ne leur allaient plus. Ils ont donc choisi de se faire tatouer une alliance ».
Selon une enquête de mars 2026 menée auprès de 2 000 Américains, 25 % des couples de la génération Z – nés entre la fin des années 90 et 2010 – s’avouent séduits par le tatouage alliance.