Près de quarante ans après sa mort, il manque à 68% des Français. Le 19 juin 1986, Michel Colucci, plus connu sur scène sous le nom de Coluche, mourait dans un accident de la route. Ce dimanche 14 juin, un sondage réalisé par l’Ifop pour La Tribune Dimanche revient sur l’héritage de l’humoriste, apprécié pour sa liberté de ton, qui n’a pas d’héritier consensuel.

Parmi les personnes interrogées, ils sont en effet 62% à estimer que Coluche n’a pas d’héritiers dans le secteur de l’humour ou des médias. Mais s’il faut choisir dans une liste préétablie, les Français placent Jean-Marie Bigard en premier héritier de l’humoriste, à 32%, avant Patrick Sébastien, à 28%, et Florence Foresti, à 26%.

« Pour beaucoup, [Patrick Sébastien] représente les petites gens, la défense des sans-grade face aux puissants, notamment dans la création de son mouvement ‘Ça suffit!‘ pour peser sur la présidentielle de 2027″, analyse le directeur général de l’Ifop Frédéric Dabi dans le journal, précisant que l’ancien animateur télé arrive même en tête du classement chez la « génération Coluche ».

Liberté de ton et actions caritatives

Viennent ensuite Jamel Debbouze (24%), Blanche Gardin (23%), Guillaume Meurice et les humoristes de Radio Nova (22%), Dieudonné (18%), Élie Semoun (14%), Christian Clavier (12%) et enfin Gaspard Proust (9%).

Dans ce sondage, une personne sur deux salue avant tout la « liberté de ton » de Coluche. Son engagement contre la pauvreté à travers les Restos du Cœur arrive juste derrière, cité par 49% des répondants, bien devant sa dénonciation des élites et des gens puissants, à 38%. La dénonciation du personnel politique est citée par 32% des sondés, tandis que 12% évoquent ses blagues sur les minorités.

Ce sondage révèle aussi que l’humoriste évoque d’abord ses « qualités humaines et [sa] personnalité » (26%), ainsi que ses « actions caritatives » (26%) aux Français, avant sa « vision sociale et politique » à 20% et son « humour et [sa] carrière artistique » (16%). Son « franc-parler, [sa] liberté de ton et [sa] provocation » ne sont évoqués que par 9% des sondés.

Article original publié sur BFMTV.com