Conséquence logique de la décision des commissaires d’annuler les pénalités de Pierre Gasly au Grand Prix de Monaco, le pilote Alpine a officiellement été reclassé en troisième position de l’épreuve dans les rues de la Principauté, au détriment d’Isack Hadjar. Toutefois, pour le moment, il n’y a pas eu de restitution du trophée de la troisième place.

L’information vient de nos confrères de The Race, qui révèlent que malgré des résultats qui sont, jusqu’à preuve du contraire, officiels, Red Bull n’avait pas encore transmis à Alpine la fameuse coupe – à effigie du circuit de Monte-Carlo – remise à Hadjar le 7 juin. Les raisons de cette rétention ne semblent pas claires pour le moment.

Il faut rappeler que Red Bull, comme McLaren, a déposé une notification d’intention de faire appel de l’annulation des pénalités de Gasly, qui lui donne 96 heures (quatre jours) pour décider si elle va formellement interjeter appel de cette décision, qui faisait elle-même suite à l’exerce d’un droit de révision par Alpine.

Le constructeur autrichien se laisse ainsi le temps de savoir s’il va suivre les traces de Mercedes, qui va pour sa part tenter de faire modifier les résultats pour que George Russell glane quelques points via l’exercice de son droit de révision. Red Bull, comme McLaren, ont de leur côté jusqu’à ce mardi matin pour agir.

Pour rappel, le nœud de l’affaire est la découverte, suite à l’enquête des commissaires, de données démontrant selon eux que les instruments de mesure de la FOM et de la FIA étaient mal calibrés et ont ainsi surestimé la vitesse de passage dans les stands de Gasly.

Pierre Gasly (Alpine)

Pierre Gasly (Alpine)

Photo de: Sam Bagnall / Sutton Images via Getty Images

Formellement, le Français ayant été le seul pilote pour lequel un recours a été exercé après la course, il n’existe à ce jour pas de certitude absolue que les quatre autres pilotes pris par la patrouille (Russell, Oscar Piastri, Lewis Hamilton et Franco Colapinto) en aient eux aussi été victimes, même si le doute est évidemment permis.

Pour Red Bull, la question de la prévention des excès de vitesse dans les stands en tenant compte des imperfections du système de mesure – qui consiste en un calcul de la moyenne sur une distance donnée, à l’aide de boucles électroniques qui découpent la voie des stands en micro-secteur -, a toujours fait partie du jeu, les équipes s’en accommodant généralement en limitant les risques d’infraction en amont.

« Nous pensons qu’il s’agit avant tout d’une question de principe, pour le bien du sport, afin de clarifier la manière dont nous gérons les pénalités sans droit d’appel pendant la course et de parvenir aux bons résultats à l’issue de celle-ci », a déclaré Laurent Mekies, le directeur de Red Bull, sur ce que cherche son écurie.

« Aucun système de mesure sur Terre n’est parfait. Il n’existe pas une seule et unique façon de mesurer la vitesse, et toutes sont imparfaites. Cependant, nous utilisons ce système de mesure depuis de très nombreuses années. C’était la même chose la veille [de la course], la même chose vendredi, et la même chose les années précédentes. »

« Nous nous y sommes tous adaptés, et 17 ou 18 voitures ont réussi à être en conformité. Nous devons donc simplement nous assurer qu’en tant que discipline, nous disposons d’une approche suffisamment solide pour qu’à l’avenir, nous puissions garantir des conditions équitables tant pour les fans que pour les concurrents. »

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