« On m’a présenté Patrick en 1999 lors des Victoires de la musique, dans l’allée à côté des VIP », explique la chanteuse, âgée à l’époque d’une vingtaine d’années. « Je me souviens de notre échange. « Tu es Berbère, m’a-t-il demandé, comme moi ? » Je lui ai répondu : « Oui, mais on n’est pas de la même tribu ! » Ça l’a fait rire. » Entre eux, le courant passe rapidement. Le chanteur lui aurait alors proposé de l’accompagner sur Café des délices, un titre qui deviendra l’un des grands succès de l’album Juste avant. « C’était un moment magique. Tout était fluide, respectueux », se souvient-elle.
« Il m’a lancé une phrase restée gravée dans ma mémoire »
La jeune femme accepte par la suite une autre proposition de Patrick Bruel. Selon son témoignage, le chanteur lui aurait proposé de l’aider à travailler ses propres chansons. « Il m’a proposé de venir chez lui à Neuilly pour en parler et chanter au piano. Je ne me suis pas méfiée. Pour moi, on était des collègues de travail, on faisait partie du même label », confie-t-elle encore.
Selon ses explications, le chanteur lui aurait alors offert une boisson avant de quitter la pièce puis de revenir simplement vêtu d’un slip rouge. « Je suis choquée, mal à l’aise. Je lui dis que je ne suis pas du tout intéressée », affirme-t-elle. Elle confie qu’il aurait ensuite tenté de l’embrasser de force et procédé à des attouchements non consentis. « Alors que je le repoussais, il m’a lancé une phrase restée gravée dans ma mémoire : « Tu sais le nombre de nanas qui rêveraient d’être à ta place ! » », poursuit-elle.
« Même mon nom n’était pas correctement crédité »
Leyla Doriane raconte avoir ensuite découvert une erreur sur le livret du disque. Son prénom y apparaît avec une faute d’orthographe. « Sous les paroles de « Au café des délices », il est mentionné : « Merci à Leïla pour sa lumière ». Donc je chante gratuitement, je cède mes droits et je n’ai même pas mon nom d’artiste correctement crédité dans le livret », déplore-t-elle auprès de ELLE.
Rappelons que Patrick Bruel bénéficie de la présomption d’innocence.