Hasard du calendrier, c’est jeudi aux alentours de midi à Nyon que l’équipe de Suisse féminine sera fixée sur ses adversaires des barrages qualificatifs de la Coupe du monde 2027. Quelque 9 heures plus tard (mais à midi à Los Angeles), la sélection masculine jouera une partie de son destin au Mondial 2026 face à la Bosnie. RTSsport a fait le point avec Smilla Vallotto avant ce tirage au sort.

Un premier tour a priori abordable les 7 et 13 octobre, puis un deuxième tour peut-être face à l’Angleterre, championne d’Europe, la Norvège, les Pays-Bas, la Suède ou encore l’Italie les 26 novembre et 5 décembre: le chemin vers le Mondial 2027 au Brésil s’annonce ardu pour l’équipe de Suisse. Mais pas suffisamment pour impressionner Smilla Vallotto, la guerrière de Wolfsburg.

La Suisse de plus en plus à l’aise avec le style de Navarro

« L’adversaire? C’est égal », annonce la Genevoise de 22 ans de retour en forme après une saison minée par les pépins de santé. « Avec Rafel [ndlr: Navarro], on est vraiment en train de cartonner. On joue bien, on joue plus au foot. On marque. Alors oui, il y a des équipes très fortes. Ce sera difficile. Mais ça va passer, je suis optimiste. »

La Suisse a certes rencontré des difficultés lors de la phase qualificative avec des pertes de balle qui lui ont coûté la victoire en Turquie et deux buts concédés contre Malte, mais « le nouveau système de jeu est très différent de ce que nous faisions avec Pia [ndlr: Sundhage], rassure la milieu de terrain et l’une des héroïnes de l’Euro 2025. « Il faut encore nous habituer, être plus proche des adversaires, comme le souhaite Rafel, pour récupérer la balle plus vite et éviter ces situations. Mais à chaque rassemblement, j’ai l’impression que cela s’améliore. »

Je pense à l’Euro presque tous les jours

Smilla Vallotto, milieu de Wolfsburg et de l’équipe de Suisse

Après l’Euro à domicile, la Suisse espère bien franchir un palier en se qualifiant pour la Coupe du monde 2027. Elle pourra d’ailleurs s’appuyer sur la formidable expérience de l’été dernier. « J’y pense presque tous les jours », sourit l’internationale helvétique (32 sélections). « C’est vraiment le meilleur truc que j’ai vécu dans ma vie. J’étais très émue quand il a fallu se quitter après l’Euro et notre séjour à Ibiza. On était vraiment toutes ensemble, un peu comme une famille. C’est important qu’on garde cet esprit et cette dynamique pour les prochains matches. »

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Ludovic Perruchoud