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Le rendez-vous était donné à 16h30 au Lausanne Palace. L’équipe de Fiona Zanetti nous contacte la veille pour un léger changement. La rencontre aura finalement lieu une demi-heure plus tôt au Beau-Rivage. Pas de quoi bousculer notre agenda, mais pour la DJ vaudoise, chaque minute compte. Cette dernière doit s’envoler dans la soirée en direction de Cannes pour mixer à l’occasion la prestigieuse soirée de Gala de l’American Foundation for AIDS Research (amfAR). «C’est un véritable honneur pour moi d’être invitée à ce type d’événement. Je vais me produire aux côtés de PinkPantheress, Honey Dijon ou encore Zara Larsson. C’est génial de faire partie d’un tel line-up», lance Fiona Zanetti.
Ce mercredi du mois de mai, la chaleur se révèle peu supportable. En quête d’ombre, Fiona Zanetti débarque sur la terrasse du cossu palace lausannois, son allure est chic, son style décontracté. A 31 ans, la Vaudoise jouit d’une belle ascension sur la scène électro. Coqueluche des soirées parisiennes huppées, invitée de Londres à Tokyo, en passant par Berlin, elle vient de publier son premier EP, Red Light Therapy. Un ensemble de sonorités électroniques aux résonances house qui cache une démarche réflexive et salutaire. Né d’une pause forcée à la suite de problèmes de santé, le projet explore la dimension thérapeutique de la musique et de la culture du clubbing. «J’ai commencé à travailler à l’âge de 17 ans, j’ai passé plusieurs années à voyager sans relâche, sans vraiment me poser, se souvient Fiona Zanetti. Après dix années de ce rythme effréné, mon corps a fini par dire stop, et je me suis demandé si le rêve que je poursuivais n’était pas en train de me faire du mal.»