À la suite d’une panne mécanique, le train est arrivé dans la capitale française à deux heures du matin dans la nuit de lundi à mardi, soit avec six heures de retard sur l’horaire prévu. La SNCF promet une «compensation exceptionnelle».
Prendre le train en période de canicule ressemble de plus en plus à un jeu de roulette russe. Les perdants sont cette fois les passagers d’un TGV Bâle-Paris affrété par Lyria, une entreprise possédée par la SNCF et son homologue suisse des CFF. À la suite d’une panne mécanique, le train est arrivé dans la capitale française à deux heures du matin dans la nuit de lundi à mardi, soit avec six heures de retard sur l’horaire prévu. La première partie du trajet s’était pourtant déroulée sans accroc. Mais arrivé vers Dijon (Côte-d’Or), le TGV a connu une avarie matérielle. Selon la SNCF, contactée par Le Figaro, celle-ci n’est «pas due à la canicule». S’en est ensuivie une série de vérifications, source d’un premier délai.
Mais au moment de redémarrer, «des voyageurs ne se sont pas sentis bien», explique l’entreprise ferroviaire. C’est ce point qui expliquerait l’ampleur du retard – qui a également causé le retard d’un second train Bâle-Paris parti un peu plus tard. La cause des malaises n’a pas été précisée mais difficile de ne pas songer à la climatisation défaillante dans l’une des deux rames du train, pointée du doigt par des passagers interrogés par BFMTV. Un souci inquiétant au moment où le thermomètre extérieur avoisinait les 40°C. «On ne respirait plus, on transpirait tellement. Il y avait des personnes âgées, je ne sais même pas comment elles ont pu supporter ça. C’est comme si on était dans un sauna !», critiquait un touriste américain interrogé à la sortie du train à Paris.
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Une «compensation exceptionnelle» promise par la SNCF
Finalement, la SNCF a décidé de déplacer les passagers de la rame dysfonctionnelle vers celle climatisée. Problème, les sièges libres n’étaient pas en nombre suffisant. Plusieurs voyageurs ont ainsi dû finir le trajet debout. «Nous regrettons forcément ces conditions de voyage qui ne sont pas optimums », déplore la SNCF. «C’était difficile. J’ai mal au dos, je ne tiens plus debout», expliquait de son côté une personne à la descente du train en gare de Lyon, à Paris. Les victimes de ces péripéties obtiendront une «compensation exceptionnelle», assure l’entreprise ferroviaire. Le détail n’est pas encore connu, mais elle comprend «a minima le remboursement des billets».
Dimanche, le patron de la SNCF, Jean Castex, avait invité les personnes les plus «vulnérables» à «éviter de prendre le train» pendant la canicule, en soulignant ne pas pouvoir «écarter les incidents» sur le réseau, mis sous tension par les fortes chaleurs. L’ancien premier ministre ne s’y était pas trompé. Lundi soir, le trafic a également été très perturbé en gare de Bordeaux-Saint-Jean à la suite d’un «défaut d’alimentation électrique» lié à la chaleur. Un TGV qui reliait Lourdes (Hautes-Pyrénées) à Paris a notamment compté 5h40 de retard, a rapporté Franceinfo. Dimanche, c’était la circulation des TGV dans les Pays de la Loire qui était perturbée, selon Ouest-France. La veille, des passagers d’un Ouigo reliant Paris à Toulouse ont été évacués de leur train immobilisé en pleine voie, et ont dû finir à pied, sous un soleil de plomb, le dernier kilomètre de leur trajet.