RÉCIT – Nacon, Quantic Dream, Don’t Nod… Les principaux employeurs du secteur vacillent les uns après les autres. La fébrilité était palpable au salon Game Camp de Lille, où l’on prédit une recomposition d’ampleur de la filière.

« Notre jeu Edge of Memories doit sortir cette année après quatre ans de travail. Mais notre société mère, Nacon, est en redressement judiciaire et ne peut plus investir en marketing. Notre studio a été mis en vente par la justice. On ne sait pas si on pourra aller jusqu’au bout du projet… ou s’il sortira quand nous aurons tous été licenciés. » Ce salarié de Midgar Studio (20 employés), rencontré dans les allées du salon Game Camp de Lille, confie son inquiétude pour ses jeunes collègues, dont Edge of Memories est la première production. Dans cette industrie, ne pas avoir sur son CV de jeux sortis dans le commerce est extrêmement pénalisant. « Se retrouver sans emploi dans la conjoncture actuelle… Cela va être très compliqué », souffle-t-il.

Le tsunami tant redouté menace désormais le jeu vidéo français. Après trois années d’une crise d’ampleur mondiale qui a asséché les financements des structures tricolores, voici que la majeure partie des fleurons nationaux se retrouvent en…

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Le Figaro

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