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Quel plus beau sacerdoce que celui-ci? Gabor Varga, 45 ans, tisse la toile de nos rêves. Depuis deux semaines, cet artiste imprime sa haute silhouette romanesque sur les jours et les nuits du festival Antigel à Genève. Samedi, à l’heure du goûter, il a embrassé de son regard bleu la foule des ébaudis de la place du Lignon, ces gamins, ces aînés, ces couples, ces badauds, tous captifs de Nathan Paulin et de son mètre 97 marchant dans le vide sur une sangle de 2 centimètres.

Monsieur arts vivants du grand rendez-vous genevois de l’hiver, Gabor Varga a veillé sur la mise en scène de cette traversée, auréolée de la musique de Bernard Trontin – le batteur des Young Gods. Mieux, il a prévu un dialogue, comme au coin du feu, entre le funambule sur son fil et le journaliste Benoît Aymon. Rendre possible l’impossible, au fond. Cela sonne comme un slogan. C’est la devise de la manifestation dirigée par Eric Linder et Thuy-San Dinh. C’est celle aussi de Gabor Varga, ce formidable danseur, électrique aussi bien dans la geste magyare que dans les grands écarts contemporains.