Dans le secteur des métaux légers et des métaux non ferreux, la production a diminué de 16% à 8852 tonnes, tandis que la fonte de fer a enregistré une baisse de 5,7% à 20’072 tonnes. Seules les pièces moulées en alliages de cuivre et de zinc ont progressé, de 9,3% à 3127 tonnes.
Les principales exceptions ont été le secteur du matériel ferroviaire, celui des gros moteurs ainsi que le bâtiment: la demande y est restée relativement stable et de nouveaux mandats ont même permis d’enregistrer une légère à bonne croissance.
Détérioration au second semestre
Au premier semestre 2025, le carnet de commandes s’est maintenu à un niveau stable, bien que bas. Toutefois, les impulsions de croissance durables ont fait défaut. Le taux d’utilisation des capacités est resté faible.
L’aggravation de la crise des constructeurs automobiles en Allemagne, principal marché d’exportation, a encore fortement pesé sur une situation déjà difficile. Il en a été de même dans le secteur clé de la construction mécanique, marqué par une demande faible à mauvaise.
Au second semestre, la situation conjoncturelle s’est globalement encore détériorée pour l’industrie suisse de la fonderie. Dans presque tous les principaux marchés d’exportation européens, les besoins des clients ont majoritairement reculé.
Les prévisions pour 2026 restent prudemment optimistes, d’autant plus que le contexte géopolitique demeure fragile. Aucune reprise rapide n’est attendue en cours d’année.
Le franc fort, les coûts élevés de l’énergie ainsi que la pénurie persistante de main-d’oeuvre qualifiée continueront, selon l’association, à peser sur les fonderies suisses ces prochaines années et à compliquer les conditions de concurrence internationale.