Face aux critiques, le Conseil fédéral a décidé de proposer une hausse de la TVA usuelle de 0,5 point pour financer l’armée, et non de 0,8 comme initialement prévu. Cette augmentation serait toutefois valable douze ans au lieu de dix.
Le taux spécial (de l’hôtellerie) doit quant à lui être augmenté de 0,3 point, tandis que le taux réduit, pour les denrées alimentaires ou les médicaments, ne sera pas touché. Cela permettra de réduire les effets sur la population et d’améliorer l’acceptation du projet par le Parlement et le peuple, écrit mercredi le Conseil fédéral.
Les recettes supplémentaires seront intégralement affectées aux dépenses de l’armée. Elles couvriront l’augmentation des prix dans le domaine de l’armement et les besoins nécessaires au développement des capacités de défense de l’armée, argue-t-il. L’éventuel achat d’un deuxième système de défense sol-air doit également être couvert par cette augmentation (lire encadré), tout comme les coûts supplémentaires liés au Patriot.
Défendre contre les « menaces probables »
Vendredi, le Conseil fédéral avait présenté les lignes directrices de sa politique militaire, qu’il souhaite « orienter sur la défense ». Il entend renforcer la défense aérienne, mieux équiper les militaires, engager et écarter les drones et protéger les réseaux, les données et les systèmes critiques des guerres hybrides, autant de domaines qu’il considère comme les menaces « les plus probables ».
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ats/jop