TRIBUNE – La dernière mise en demeure de CNews, rendue il y a quelques jours par l’Arcom, vient d’ouvrir une brèche dans laquelle tout le paysage audiovisuel français risque de s’engouffrer, s’inquiète le président du directoire de Canal+.

Je n’ai pas connu le temps où, depuis un bureau, l’État décidait de ce que les Français avaient le droit de regarder et d’entendre. Je croyais ce temps derrière nous. Je me trompais. La toute dernière mise en demeure de CNews, rendue il y a quelques jours par l’Arcom, vient d’ouvrir une brèche dans laquelle tout le paysage audiovisuel français risque de s’engouffrer. Et je pèse chaque mot. Je n’invite personne à me croire sur parole. J’invite chacun à lire la décision. Car on y trouve des passages qui devraient tous nous inquiéter, quelle que soit la chaîne que l’on aime regarder.

L’Arcom y inscrit, parmi les torts de la chaîne, la mise en cause répétée de l’action de l’exécutif. Qu’on relise le grief : « La répétition marquée, d’une séquence à l’autre, des mêmes commentaires et opinions, s’observe principalement s’agissant de l’action de l’exécutif, en raison de positions perçues comme insuffisamment fermes ou cohérentes. » Ainsi, une autorité dite indépendante range la critique du…

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Le Figaro

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