Diriger et jouer dans la comédie noire « L’Invitation » a conduit Olivia Wilde à plonger au coeur des dynamiques de couple, explorant leurs fragilités, leurs tensions et les efforts constants qu’elles exigent pour durer. Un travail introspectif que toute la distribution a embrassé avec sincérité.

« Il y a eu une catharsis collective incroyable », confie-t-elle à l’AFP lors de la première à Los Angeles, aux côtés des acteurs Seth Rogen, Edward Norton et Penélope Cruz. « Nous en sommes tous sortis avec une meilleure compréhension des autres. »

Présenté au festival du film de Sundance et en salles vendredi aux États-Unis, le long-métrage orchestre la rencontre de deux couples à des étapes différentes de leur relation, réunis pour un dîner imprévisible.

D’un côté, Joe et Angela, au bord de l’implosion (Rogen et Wilde). De l’autre, Hawk et Piña, charismatiques et mystérieux (Norton et Cruz). De cette confrontation naissent autant de tensions que de rires, révélant l’ambivalence des sentiments et la complexité des attachements.

« C’est une analyse brillante et honnête de la façon dont les relations évoluent à mesure que les personnes qui les composent évoluent », résume Seth Rogen, pour qui ce thème reste central au cinéma tant il est intime et universel.

– Personnages dysfonctionnels –

Porté par un scénario à la fois mordant et subtil, signé Rashida Jones et Will McCormack, le film s’inspire de l’œuvre du réalisateur espagnol Cesc Gay.

« Même avec des personnages dysfonctionnels », les scénaristes ont voulu des relations proches du réel, « très proches de l’expérience de toute personne ayant vécu une relation de longue durée, et je pense que les gens s’y reconnaissent », souligne Rashida Jones.

C’est cette justesse de ton qui a séduit Penélope Cruz, conquise par la finesse de l’humour: « Je cherche des comédies intelligentes, capables de toucher », a déclaré l’actrice espagnole à l’AFP.

Au-delà de son vernis comique, « L’Invitation » propose une réflexion sur l’évolution des individus et, par extension, des liens amoureux. Olivia Wilde y glisse une idée simple: il faut accepter l’autre tel qu’il devient – ou savoir partir.

« Il vaut mieux ne pas rester dans une relation par ressentiment, inertie ou résignation », insiste-t-elle. « L’essentiel, c’est de choisir. »

publié le 25 juin à 18h02, AFP

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