L’annonce du retrait de La Poste du dossier électronique du patient (DEP) a créé la surprise et suscité l’incompréhension ce jeudi. Notamment à Neuchâtel, seul canton romand parmi les 19 qui utilisent la technologie proposée par le géant jaune. «Nous ne l’avons pas vu venir», indique le ministre de la Santé Frédéric Mairy (PS). Cela n’aura pas de conséquence immédiate pour les 14 000 patients inscrits au système, mais un nouveau prestataire devra être trouvé avant l’an prochain. «Nous avons le plus haut taux d’affiliation du pays avec près de 8% de notre population concernée [contre environ 2% au niveau national, ndlr]. Cette situation est regrettable, mais les efforts menés jusqu’ici ne seront pas perdus et nous espérons poursuivre sur cette dynamique.»
Pourquoi ne pas avoir changé de partenaire l’an dernier, comme les autres cantons romands? «Nous avions de bonnes relations avec La Poste et elle répondait à nos attentes. Il n’y avait pas de raisons de le faire», répond le ministre. Différents scénarios s’offrent désormais au canton pour assurer la transition. Les principaux étant de rejoindre Cara, le principal acteur de Suisse romande, ou de rester indépendant. «Nous pourrions par exemple signer un contrat avec le même prestataire technique que Cara, sans pour autant rejoindre cette communauté. Cela nous offrirait davantage de souplesse pour développer le DEP, qui reste une nécessité pour améliorer le fonctionnement et mieux maîtriser les coûts du système de santé.»