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Entourés d’une poignée de dirigeants européens, Ursula von der Leyen et António Costa sont arrivés mardi à Kiev les mains vides. Ils ont dû se contenter de belles paroles. Les présidents de la Commission et du Conseil européens espéraient pouvoir confirmer, la tête haute, le prêt de 90 milliards d’euros de l’UE à l’Ukraine, à l’occasion de la date qui marque les 4 ans du début de l’invasion russe. Et assurer que Moscou était désormais sous le coup d’un 20e paquet de sanctions. Ils n’ont pu faire ni l’un ni l’autre. Le premier ministre hongrois Viktor Orbán, en campagne électorale, a mis un coup de frein et bloqué les deux dossiers. Avec la Slovaquie, il accuse l’Ukraine d’empêcher la livraison de pétrole russe à travers le pipeline Droujba qui passe sur son territoire. Kiev rétorque qu’il a été endommagé par des frappes russes et dénonce un «chantage politique».
Mais Volodymyr Zelensky en a vu d’autres. Lors d’une allocution par visioconférence devant le Parlement européen, le président ukrainien a une nouvelle fois affiché son empressement à ce que son pays obtienne une «date claire» pour son accession à l’UE. Faute de quoi Vladimir Poutine, «trouvera le moyen de bloquer l’adhésion de l’Ukraine pour des décennies, en vous divisant, en divisant l’Europe», a-t-il déclaré. Il a aussi ajouté que la Russie «doit comprendre que l’Europe n’est pas seulement un terrain propice à la construction de villas pour les oligarques russes», mais une «union de nations indépendantes et de millions de personnes qui ne tolèrent pas l’humiliation et n’acceptent pas la violence». Il a eu droit à une standing ovation.