RÉCIT – Avec ses cheveux roux, son physique atypique et son tempérament peu expressif, il n’était pas prédestiné à devenir une icône de mode. Pourtant, le numéro 1 mondial de tennis s’est imposé comme l’un des athlètes les plus bankables de la planète.

Il n’a pas la classe d’un Federer, pas les muscles d’un Nadal, ni la gouaille d’un Djokovic ou l’humour d’un Murray. Et pourtant Jannik Sinner est en train de faire oublier aux fans de tennis la glorieuse époque du « Big Four ». « Ce que j’aime, chez lui, c’est qu’il reste humble, confie Loïc, 15 ans. Il n’a pas l’air d’avoir la grosse tête. » Le lycéen résume bien le ressenti général : l’Italien fait (presque) l’unanimité. Sans forcer.

Pourtant, rien n’était gagné d’avance. Loin de là. « Personne ne misait sur lui à l’adolescence, contrairement à un Carlos Alcaraz , qu’on voyait déjà comme le futur Rafael Nadal », rappelle Hirmane Abdoulhakime, fondateur de The Ace Club. Pas grave. Sinner a éclos plus tard, mais au bon moment, pour symboliser le renouveau du tennis transalpin.

Si aucun de ses compatriotes n’avait remporté de Grand Chelem depuis Adriano Panatta, en 1976, ils sont quatre aujourd’hui à figurer dans le top 20 mondial. Le chef de file de cette nouvelle génération…

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Le Figaro

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