CHRONIQUE – Plus que le projet d’entreprise lui-même, on juge un dirigeant à sa capacité à façonner l’avenir. Et la personnalité d’Elon Musk est hors norme.

La devise « In God We Trust » (nous croyons en Dieu) figure sur tous les billets et pièces du dollar américain. Le Congrès des États-Unis en a décidé ainsi en 1956, soucieux alors de se démarquer du bloc communiste athée. Soixante-dix ans plus tard, en 2026, les investisseurs qui ont fait le succès de l’introduction en Bourse de SpaceX, le 12 juin dernier, ont exprimé eux aussi leur confiance, en un homme, Elon Musk, 55 ans, qu’ils considèrent comme un demi-dieu, « In Musk We Trust ».

Comment expliquer autrement que les marchés financiers valorisent une entreprise à plus de 2 000 milliards de dollars, alors que son chiffre d’affaires est d’à peine 18,7 milliards, qu’elle a accusé une perte de 4,9 milliards en 2025 et sera à nouveau dans le rouge cette année ? Ce décalage, maintes fois souligné, entre la réalité des performances et leur valorisation boursière, est d’autant plus perturbant que la structure de financement de SpaceX accorde un « privilège exorbitant », comme…

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Le Figaro

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