DÉCRYPTAGE – Alors que les cours du brut sont en repli, les prix du gazole et du kérosène font de la résistance.
C’est l’effet baignoire à l’échelle de la géopolitique mondiale. À mesure que le détroit d’Ormuz rouvre, les prix du pétrole brut se détendent, pour se rapprocher de leurs niveaux d’avant-guerre en Iran. Après avoir flirté avec les 120 dollars le baril en mars, ils se rapprochaient vendredi des 70 dollars. Une réaction optimiste des marchés, qui ne présage en rien la suite. Surtout après le regain des tensions ce week-end.
Néanmoins, cette réouverture au compte-goutte remet sur le marché des volumes disparus depuis près de quatre mois. Or, qui dit plus d’offres, dit des cours qui baissent. Les producteurs du Golfe cherchent en outre à écouler les stocks accumulés pendant le conflit. Car, pour ne pas compromettre l’exploitation de leurs puits, ils ont continué à produire – bien qu’au ralenti – et à stocker leur brut. Il faut désormais le vendre, quitte à casser les prix. « Cet afflux se traduit par une baisse des prix des produits physiques. Cela illustre une très forte disponibilité immédiate…
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