Le Conseil fédéral soutient le « drug checking », permettant aux personnes consommant des drogues de faire analyser leurs substances pour être sûr qu’elles ne contiennent rien de toxique ou qu’elles ne soient pas surdosées.

Cette pratique est essentielle pour réduire les risques, estime le Conseil fédéral. Souvent situés dans des cadres festifs – des festivals ou des clubs par exemple – ces espaces de tests se sont aussi développés dans certaines villes avec des permanences régulières.

Le Conseil fédéral estime qu’il est aujourd’hui trop compliqué d’ouvrir des espaces de drug checking, car il faut passer par différents acteurs selon les substances analysées. Le gouvernement veut simplifier les autorisations: ce sera désormais aux cantons de les traiter.

>> Les précisions dans La Matinale : Le Conseil fédéral veut faciliter le contrôle de la qualité des drogues / La Matinale / 1 min. / aujourd’hui à 06:26 Prévention

Ces lieux servent à tester les drogues, mais aussi à faire de la prévention. « C’est un outil qui fonctionne », affirme Thomas Herquel, directeur de l’association Première Ligne à Genève, dans La Matinale de la RTS. « Si administrativement c’est plus facile, c’est une très bonne nouvelle pour nous », poursuit-il.

Si on avait eu cet outil avec la question du crack, on aurait été plus rapide dans notre réponse et dans la transmission d’informations aux personnes concernées

 Thomas Herquel, directeur de l’association Première Ligne à Genève

La crise du crack a démontré la nécessité de tels lieux, affirme Thomas Herquel. « Si on avait eu cet outil plus développé avec la question du crack, on aurait été plus rapide dans notre réponse et dans la transmission d’informations aux personnes concernées », estime-t-il.

Entretiens individuels

Lorsque les consommateurs et consommatrices font tester leurs drogues, des entretiens individuels sont aussi proposés, ce qui leur permet « de prendre conscience de ce qu’ils consomment et de comment le consommer », précise Thomas Herquel. Les usagers vont ainsi « avoir tendance à diminuer leur consommation ou en tout cas diminuer les risques qu’ils prennent en consommant ».

Ces entretiens permettent également d’avoir un suivi sur les substances qui circulent en Suisse. Pour avoir une vision plus claire, l’Office fédéral de la santé publique a pour mission de répertorier les drogues dans un dispositif national.

Sujet radio: Gabriel Cabré

Adaptation web: Julie Liardet