Et Gracie Abrams, chose rare pour les « nepo-babies », assume : « Je réfléchis au privilège que cela représente : j’avais un filet de sécurité qui m’a permis d’expérimenter et de me concentrer, et j’ai eu la chance de disposer du temps nécessaire pour me consacrer à ce que j’aimais. Je n’ai pas grandi dans la peur du lendemain sur le plan financier, et c’est là l’essentiel, » explique-t-elle.

La jeune chanteuse de 26 ans avait notamment mis en pause ses études au Barnard College de New York pour se lancer dans la musique. Elle avait ensuite fait les premières parties de Taylor Swift et d’Olivia Rodrigo. Elle a été désignée égérie par Chanel à l’arrivée de Matthieu Blazy et a créé l’événement au Met Gala 2026 en venant habillée d’une robe brodée reprenant un tableau de Gustav Klimt. À l’occasion de la sortie de Daughter from Hell, son troisième album, elle fait la couverture de l’édition estivale du Vogue américain.

Si tout semble tant lui sourire, c’est parce que Gracie Abrams sait naviguer un monde qu’elle connaît et côtoie depuis sa naissance. Au micro du Popcast, elle poursuit : « Le foyer précis dans lequel je suis née — avec des parents qui ont tous deux travaillé dans l’industrie du spectacle depuis toujours. C’est comme lorsque l’on entend sa famille discuter de tout et de rien, par exemple à table ou en voiture sur le chemin de l’école : il y a tout un vocabulaire avec lequel j’ai eu la chance de grandir. »

La chanteuse ne se voile pas la face. Contrairement à d’autres « nepo-babies », elle sait qu’il ne sert à rien de chercher à contredire ceux qui disent que sa carrière a profité (au moins, un tant soit peu) de la réputation de ses parents. De nombreux nepo-babies, fraîchement diplômés s’apprêtent à faire leurs premiers pas à Hollywood. À l’instar de Apple Martin ou Deacon Phillippe, qui, à peine sortis des salles de classes ont déjà un pied dans l’industrie de leurs parents très célèbres.