À quelques jours de l’ouverture du Festival d’Aix, jeudi 2 juillet 2026, le calendrier s’accélère pour les artistes lyriques. Le baryton Edwin Crossley-Mercer interprète Sprecher dans La Flûte enchanté, le dernier opéra écrit par Mozart avant sa mort. Un rôle court mais décisif. Nous parvenons à l’intercepter après une longue répétition à Venelles, dans un café du cours Mirabeau. Il revient sur cette œuvre et sur sa relation avec le Festival d’Aix… Entretien.
Que représente pour vous La flûte enchantée ?
C’est l’opéra avec lequel j’ai commencé à aimer le chant, le lyrique, parce que ma mère me jouait les cassettes de La Flûte enchantée quand je devais avoir quatre ou cinq ans. C’est un opéra dont les airs sont faciles à retenir pour une oreille d’enfant, notamment les airs de Papageno.
Justement, durant votre carrière, vous avez déjà interprété cet autre rôle haut en couleur de cet opéra…
Je l’ai fait en Allemagne, mais aussi en 2015 à l’Opéra Bastille. C’est formidable à faire. Je chante désormais des rôles un peu plus bas. C’est le sens qu’a pris ma voix. Je suis ravi d’interpréter Sprecher : un rôle très court mais dans un style assez noble. J’interprétais peut-être un jour…