Les sociétés sondées tablent sur une hausse des exportations sur les six prochains mois et sur « une évolution positive » sur l’ensemble de 2026. Les exportateurs semblent s’être « arrangés avec un environnement de plus en plus difficile », marqué notamment par la guerre au Moyen-Orient.
« La plus grande difficulté des PME exportatrices demeure la force du franc », a martelé Switzerland Global Enterprise dans un communiqué. La hausse des prix de l’énergie et des matières premières, ainsi que les interruptions dans les chaînes d’approvisionnement, en raison du blocus du détroit d’Ormuz, ont également un impact sur les sociétés helvétiques.
Concernant les droits de douane, Berne continuera d’être traitée dans le cadre de la clause de la nation la plus favorisée. Les droits de douane supplémentaires ne doivent pas dépasser les limites convenues dans la déclaration commune, soit 15% au total. Mais face aux incertitudes juridiques et politiques, les entreprises suisses ont adopté des contre-mesures, allant des hausses de prix à la recherche de nouveaux marchés.
Les Etats-Unis n’en demeurent pas moins le premier marché d’exportation hors Union européenne. L’Allemagne reste, elle, le premier pays destinataire des biens et services helvétiques. L’Asie gagne cependant en importance, notamment l’Inde, la Corée du Sud et le Japon.
Le commerce extérieur suisse continue d’être solide. En mai, les exportations ont progressé de 13,4% sur un mois et en valeur nominale (non corrigé de l’inflation) à 25,42 milliards de francs, la balance commerciale bouclant sur un excédent mensuel de 5,64 milliards (+71,7%).