Dans Un château en Espagne, diffusé ce mercredi 1er juillet à 21h10 sur France 2, Romane Bohringer incarne une mère qui, après le suicide de son mari, galère avec ses deux enfants. Sa rencontre avec Audrey (Aïssa Maïga), issue d’une classe sociale supérieure, change sa vie. Ensemble, elles s’emparent d’un immeuble inoccupé et en font un lieu de refuge pour les mal-logés…

Dans ce téléfilm, première réalisation de Corinne Masiero, l’inénarrable interprète Capitaine Marleau, la fille de Richard Bohringer prouve une nouvelle fois quelle remarquable actrice elle est. Télé-Loisirs a eu la chance de pouvoir l’interviewer. Rencontre avec une femme solaire, bienveillante et toujours attachante.

Un château en Espagne : « Corinne Masiero est un poème », Romane Bohringer revient sur son travail avec l’interprète de Capitaine Marleau

Télé-Loisirs : Quelle réalisatrice est Corinne Masiero ?
Romane Bohringer : C’est un poème ! Je l’ai rencontrée sur un épisode de Capitaine Marleau. À l’époque, elle m’avait dit qu’elle avait été contactée pour réaliser ce film. Je lui avais dit de se lancer. Quand elle m’a appelée pour jouer dedans, j’étais touchée qu’elle se souvienne de cette conversation.

Comme réalisatrice, Corinne a ses qualités de femme : empathique, fraternelle, d’une grande humilité. Elle insuffle une joie de créer. Cela a été un tournage haut en couleur.

Ce téléfilm aborde le lien qui nous unit aux autres…
Il parle d’une communauté qui se crée autour de ses manques, de ses besoins. C’est un monde qui s’invente.

Un château en Espagne raconte une utopie. Avez-vous besoin d’être nourrie par un idéal ?
Cela a longtemps été une source d’énergie et d’inspiration. Plus jeune, j’assistais à des tournages et j’étais infiniment touchée de voir ces gens se retrouver autour d’un projet, de mots voués à devenir à un film qui aurait ensuite une vie auprès des spectateurs. Il faut croire à cette utopie de la création.

Un château en Espagne : « Ce film a scellé l’affection du public à mon égard », Romane Bohringer sidérée par l’impact encore actuel des Nuits fauves

35 ans après la sortie des Nuits fauves du regretté Cyril Collard, qui vous a valu le césar du meilleur espoir féminin, vous parle-t-on encore de ce film ?
Tous les jours, je croise des gens profondément impactés par Les Nuits fauves. Cela me sidère. À l’époque, j’avais 18 ans et aucune conscience que le film allait les accompagner à ce point. Il a scellé l’affection du public à mon égard.

Comment se porte Richard, votre père ?
Il va bien. Héroïquement bien, même. Bon nombre de ses amis sont déjà partis. Mais il est là !