03 Juillet 2026•Mise à jour: 03 Juillet 2026

AA / New Delhi

L’Inde a exprimé des inquiétudes concernant les risques de fraude et d’usurpation d’identité, en demandant à deux grandes plateformes de messagerie, Telegram, basée à Dubaï, et Signal, basée aux États-Unis, de s’expliquer sur leurs fonctionnalités de noms d’utilisateur existantes.

Dans une notification adressée à Telegram, le ministère des Technologies de l’information et de l’électronique a demandé pourquoi cette fonctionnalité devrait être autorisée, selon l’agence Press Trust of India.

Ces notifications font suite à la demande du gouvernement indien, adressée plus tôt cette semaine à l’entreprise américaine Meta, de ne pas déployer la nouvelle fonctionnalité de noms d’utilisateur de WhatsApp en Inde.

Le ministère a demandé aux deux plateformes comment elles traitent les risques de fraude et d’usurpation d’identité.

Selon le rapport, le gouvernement a interrogé Telegram en demandant « pourquoi cette fonctionnalité devrait exister ».

Les autorités ont demandé à Meta de fournir une explication détaillée dans un délai de trois jours et ont ordonné à l’entreprise de ne pas lancer la fonctionnalité avant la fin des consultations.

Dans un communiqué, WhatsApp a défendu cette fonctionnalité, en invoquant des dispositifs de sécurité intégrés destinés à prévenir les escroqueries et les usurpations d’identité et à protéger les utilisateurs.

Cette nouvelle option permettra aux utilisateurs de WhatsApp de communiquer via des noms d’utilisateur au lieu de partager leurs numéros de téléphone.

Déployée progressivement dans les prochains mois, elle permettra de réserver un nom d’utilisateur unique via l’application mobile WhatsApp. Une fois activée, les utilisateurs pourront échanger des noms d’utilisateur au lieu de numéros de téléphone lors des conversations.

Par ailleurs, S. Krishnan, secrétaire au ministère des Technologies de l’information et de l’électronique, a déclaré à des journalistes à New Delhi que le gouvernement enquête sur une fuite présumée de données liée à l’iPhone 18 Pro d’Apple, encore non commercialisé.

Interrogé sur un éventuel vol de données chez le fournisseur Tata Electronics, il a répondu : « Nous enquêtons », selon une vidéo de ses propos.

*Traduit de l’anglais par Ayse Bashoruz