« Les Baigneuses », quatre sculptures de grandes dimensions, ont quitté l’atelier du sculpteur Christian Rampnoux pour séjourner sur la promenade des passerelles jusqu’au dimanche 30 août. Une initiative de Marie-Thérèse Caille et de Lombez Culture pour amener la plage au village. Le public a déambulé sur la promenade lors du vernissage à ciel ouvert en présence de l’artiste. Christian Rampnoux s’est prêté au jeu des questions des visiteurs, curieux de découvrir les arcanes de ces statues : « Le vent fripon », en référence à Brassens, évoquant la photo de Marilyn Monroe sur une bouche d’égout, « Eloïse en vacance » ou « Garonne » sont accompagnées par « Le chat perché » guetté par une souris verte, juché au sommet de dés à jouer dont chaque point est occupé par un portrait. L’artiste s’est amusé à y représenter tous les siens, depuis ses arrière-grands-parents. En réponse aux questions des visiteurs, il confiait : « Je fais tout de A à Z. Je travaille la terre, comme Rodin. Il faut en moyenne 80 kg de terre pour une sculpture. Puis, je bâtis une structure métallique pour tenir la terre et je fais un premier moule en plâtre, puis un moule en silicone. Ensuite, une coque avec de la résine. Avant les finitions, il y a un ponçage, des retouches et pour finir, je peins l’ensemble de la sculpture qui tient debout au moyen d’une potence intérieure ».
La polychromie exprime la joie de vivre « dans un monde devenu triste ». Christian Rampnoux évoque ses débuts, il y a plus de 50 ans. Formé aux techniques du XIXe siècle, il subit d’autres influences (pop art, BD…). Si ses œuvres voyagent en de nombreux lieux publics toute l’année, il sera également présent au prochain Salon d’automne à Paris. Renseignements sur www.sculpteur-rampnoux.com.