Preuve qu’une fausse information partagée par une personne très suivie sur les réseaux sociaux peut aller loin. Récemment, l’influenceuse Maeva Ghennam, actuellement enceinte, a assuré sur ses réseaux sociaux que le Doliprane, le nom commercial du paracétamol, “féminisait les garçons”.

Il n’en a pas fallu moins pour que des femmes enceintes s’inquiètent de la prise de cet antalgique, et même que des jeunes hommes ou de jeunes garçons se qualifiant volontiers de “maniérés” ou étant homosexuels accusent ce médicament de les avoir rendus ainsi. Une vraie “trend” a ainsi vu le jour sur TikTok, avec le mot-dièse #Doliprane.

De vraies études, aux résultats déformés

Sur ses réseaux sociaux, l’influenceuse, qui se défend de véhiculer des idées homophobes, assure diffuser simplement les dires de sa gynécologue, qui lui a déconseillé de prendre ce médicament du fait de cet argument.

En réalité, si cette crainte découle de résultats de vraies études, leurs conclusions ont ici été quelque peu déformées.

Aucune étude n’a en effet explicitement et directement lié la prise de paracétamol durant la grossesse à une certaine “féminité” chez les garçons issus de ces grossesses, ni lié la prise de ce médicament chez la femme enceinte à l’orientation sexuelle de l’enfant à naître.

En revanche, des études (Source 1) ont fait état de lien de corrélation entre la prise régulière et importante…

Lire la suite