Si Ferrari a finalement remporté le Grand Prix de Grande-Bretagne, le pilote vêtu de rouge qui est monté sur la plus haute marche du podium ce dimanche n’était peut-être pas celui que l’on attendait.

Charles Leclerc a mis fin à Silverstone à une disette de victoires qui durait depuis plus d’une saison, au terme d’un week-end mal embarqué qu’il est parvenu à renverser en sa faveur. Celui de son coéquipier, Lewis Hamilton, a en revanche suivi la trajectoire inverse.

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C’était pourtant lui l’homme fort de la Scuderia lors des premiers jours à Silverstone. Le septuple champion du monde était alors le seul à pouvoir rivaliser avec Kimi Antonelli, tandis que Leclerc peinait encore au volant de la SF-26.

Mais Charles Leclerc a finalement trouvé la clé qui lui a permis de retrouver les sensations qui lui manquaient avec la Ferrari. C’est donc lui qui a repris l’ascendant et s’est montré le plus rapide en qualifications comme en course.

À l’inverse, Lewis Hamilton a progressivement perdu en aisance au volant de la monoplace italienne. Qualifié derrière Leclerc, il est parvenu à suivre son coéquipier au départ en dépassant le poleman Antonelli. Mais si le Monégasque a rapidement pris le large, Hamilton n’a pas été en mesure de suivre son rythme et a finalement cédé face aux attaques du leader du championnat.

Alors que les deux hommes de tête s’envolaient, Lewis Hamilton s’est retrouvé à surveiller ses rétroviseurs, avec George Russell et Max Verstappen revenus dans ses échappements.

Charles Leclerc et Lewis Hamilton en tête lors des premiers tours du GP de Silverstone.

Charles Leclerc et Lewis Hamilton en tête lors des premiers tours du GP de Silverstone.

Photo de: Andy Hone/ LAT Images via Getty Images

S’il a d’abord profité de la bataille entre Verstappen et Russell pour conserver sa position, Hamilton a ensuite écopé d’une pénalité de cinq secondes pour avoir bougé avant l’extinction des feux. Il est donc passé prématurément par les stands pour purger sa sanction, ce qui l’a renvoyé en piste derrière Verstappen et Russell.

La Mercedes frappée du n°63 a ensuite été contrainte de repasser par les stands en raison d’une crevaison lente, tandis que Max Verstappen a lui aussi effectué un nouvel arrêt sous le régime d’une très courte voiture de sécurité virtuelle. Quelques tours plus tard, Kimi Antonelli a été victime d’un problème mécanique et a dégringolé dans la hiérarchie, offrant à Hamilton la deuxième place derrière Charles Leclerc.

Puis Verstappen est parti à la faute, provoquant l’intervention de la voiture de sécurité. Hamilton a alors plongé dans les stands pour chausser des pneus tendres, laissant la deuxième position à George Russell. Mais la course n’a finalement jamais été relancée, et le pilote Ferrari a dû se contenter de la dernière marche du podium.

Comme si cela ne suffisait pas, Hamilton est également resté sous la menace d’une sanction après l’arrivée pour une potentielle infraction sous drapeau jaune, avant d’être finalement blanchi par les commissaires.

Lewis Hamilton a signé son 16e podium à Silverstone ce dimanche.

Lewis Hamilton a signé son 16e podium à Silverstone ce dimanche.

Photo de: Steven Tee / LAT Images via Getty Images

Sur le papier, le résultat reste positif. Néanmoins, son manque de rythme en course et les quelques erreurs qu’il a commises – dont certaines qu’il juge lui-même inhabituelles – ne lui permettent pas de tirer un bilan positif de cette neuvième manche de la saison.

« Toute la magie que j’avais vendredi a complètement disparu au fil du week-end », a déclaré le Britannique à Sky Sports, avant d’ajouter en conférence de presse : « Franchement, [la course] n’était pas terrible. Charles a fait un travail exceptionnel aujourd’hui, il mérite pleinement cette victoire. De mon côté, ça s’est mal passé dès le départ. »

« J’ai fait un faux départ, ce qui m’est arrivé très rarement en plus de 380 Grands Prix. Ensuite, il y a eu les cinq secondes de pénalité à l’arrêt, puis les problèmes se sont enchaînés. »

Un mauvais choix de réglages

Concernant sa Ferrari, Hamilton a reconnu avoir effectué des changements de réglages avant les qualifications principales qui ne sont finalement pas allés dans le bon sens : « Au niveau de l’équilibre de la voiture, j’ai remarqué que Charles avait, je pense, ajouté de l’appui par rapport aux qualifications. De notre côté, avec les réglages de différentiel que nous avions, la voiture était très survireuse.

« J’ai donc retiré de l’appui, mais je me suis retrouvé avec un énorme sous-virage en début de course. Charles s’est envolé et je ne pouvais tout simplement pas faire tourner la voiture. Ce n’est qu’à mi-relais, après quelques changements de réglages du différentiel, que j’ai commencé à retrouver un peu de rotation. Mais à ce moment-là, l’écart était déjà énorme. »

« Il me manquait énormément d’avant. Nous avons vraiment sous-estimé le niveau d’appui nécessaire à l’avant avec l’aileron. C’est une erreur qui est autant la mienne que celle des ingénieurs. »

Concernant son faux départ, Hamilton a tenté d’expliquer ce qui s’était passé : « Ma main a simplement bougé, comme ça. Je ne sais pas vraiment pourquoi. Je ne l’ai pas fait exprès. Je n’ai même pas demandé à ma main de bouger. Mais bon, ça arrive. »

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