La Suisse disputera les quarts de finale de la Coupe du monde face à l’Argentine de Lionel Messi dans la nuit de samedi à dimanche (3h00 sur RTS 2). Mais une question est sur toutes les lèvres: Johan Manzambi pourra-t-il être aligné?
L’ASF a annoncé dans un bref communiqué mardi à deux heures du coup d’envoi du 8es de finale face à la Colombie que Johan Manzambi avait subi une contusion à un genou lors du dernier entraînement.
Ce communiqué écarterait donc une blessure grave. Ancien médecin de l’équipe de Suisse, Pierre-Etienne Fournier va dans ce sens car le joueur portait « une genouillère normale, légère, qui laisserait supposer qu’il n’y a pas d’atteinte ligamentaire grave ».
Le Valaisan, qui a passé huit ans aux côtés de la Nati et n’a pas échangé avec le staff actuel, précise que le manque de communication peut s’expliquer par un peu d’intox par rapport aux futurs adversaires, et la situation liée au marché des transferts qui pourrait impliquer le Genevois de 20 ans.
Discussion collégiale
C’est désormais un contre-la-montre pour Manzambi, auteur de 3 buts et 2 assists dans ce Mondial. Première étape: l’imagerie. C’est elle qui « donnera le degré de gravité de la lésion et sa localisation, ce qui permet déjà de voir s’il y a un ‘red flag’ ou non », explique Olivier Trifiro, physiothérapeute du sport chez Physio’Sport K-rouge à Genève.
Ensuite, la discussion sera collégiale entre le staff de l’équipe de Suisse, le corps médical et le joueur. « Une prise de risque peut être évaluée au vu du caractère exceptionnel du rendez-vous à venir (un quart de finale de Coupe du monde, ndlr), mais évidemment sans mettre en péril l’intégrité physique du joueur », précise le physio qui collabore depuis plus de 20 ans avec Etoile Carouge, le Servette FC et l’ACGF.
Anti-douleurs?
Dans ce genre de cas, si la réponse est positive, un « schéma progressif pour un retour à la compétition est mis en place », indique Pierre-Etienne Fournier. En cas de douleurs, des antalgiques, voire des infiltrations peuvent être envisagés mais uniquement au cas par cas.
Côté terrain, Olivier Trifiro explique que « le physio et le préparateur physique vont travailler ensemble pour lever le phénomène inflammatoire, récupérer les fonctions articulaires et musculaires et vont s’occuper de la remise en charge progressive pour tester la réaction physique du joueur en tenant compte de ses sensations, ce qui déterminera s’il y a une reprise possible, et si oui, pour quelle durée. »
En attendant des nouvelles de l’ASF, c’est toute la Suisse du football qui retient son souffle et qui espère revoir Johan Manzambi sur le terrain dans cette Coupe du monde 2026.
Stefan Renna