Les batteries de vélos et de scooters électriques sont devenues une cible privilégiée des voleurs.Faciles à démonter ou arracher et se revendant très cher sur le marché parallèle, elles peuvent néanmoins être protégées.Regardez ce reportage du JT de TF1.

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Le 20H

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En trois ans d’utilisation, Aurélien ne s’était jamais inquiété pour son scooter électrique. Jusqu’au jour où, de retour de voyage… »J’ai vu que la selle était légèrement ouverte, et qu’il n’y avait plus de batterie à l’intérieur. Ici, on voit bien qu’une pièce a été cassée », montre-t-il dans le reportage du 20H de TF1 visible en tête de cet article. Une mauvaise surprise, mais pas un cas isolé : « J’ai convaincu quatre amis d’acheter le même scooter, et ils se sont quasiment tous fait voler les batteries. A l’époque, quand je l’avais acheté, une batterie coûtait 2.500 euros », précise celui dont l’assurance lui a remboursé une partie de la somme, mais qui, traumatisé, a décidé de changer ses habitudes : « J’ai simplement arrêté de laisser ma batterie dans le scooter. La batterie fait 20 kilos mais tous les soirs, je la sors et je la monte chez moi. J’habite au 6e étage. »

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Autre astuce possible : « Je l’ai cadenassée », indique Shirley, tout en attachant son vélo électrique. Avant, une fois le deux-roues bien garé, d’enclencher une alarme via son téléphone. « Il suffit de bouger le vélo pour qu’elle se déclenche », ajoute-t-elle. Il n’empêche : elle considère, malgré toutes ses précautions, qu’un vol de batterie représenterait une trop grande perte pour qu’elle puisse se contenter de cet unique dispositif. « Alors la batterie, je l’enlève à chaque fois », conclut-elle.

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Faciles à arracher, mais aussi à revendre, les batteries électriques sont devenues une cible privilégiée pour les voleurs. Sur le site Leboncoin, on trouve ainsi plusieurs milliers d’annonces, partout en France. L’un d’elles a attiré l’attention de notre équipe : celle d’un vendeur proposant à lui seul pas moins de 14 batteries d’occasion, et peinant à donner leur provenance lorsqu’on l’interroge. « Je ne vends pas de factures de batteries », répond-il par téléphone. Si les batteries ont bien un numéro de série, il n’existe pas de fichier national au niveau des constructeurs ou des forces de l’ordre. La brèche dans laquelle les voleurs s’engouffrent.

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Pour faciliter les petits arrêts du quotidien et éviter d’avoir à emporter sa batterie partout, l’entreprise Blok a créé un anti-vol adapté au vélo électrique, antidérapant pour ne pas bouger, conçu autant pour protéger que pour dissuader, et vendu 89 euros. « C’est une sangle renforcée par une vingtaine de câbles d’acier, détaille son fondateur, Thibault Lescure. C’est vraiment le même fonctionnement qu’une ceinture, que vous enfilez autour du cadre et de la batterie. Comme l’anti-vol est très ajusté, il n’y aura pas d’angle d’attaque pour pouvoir le couper. L’idée, c’est de dire que le voleur va regarder le vélo et se dire qu’il trouvera une cible un peu plus facile et moins risquée, certainement dans la rue d’à côté ». En un an, plus de 2.000 anti-vols comme celui-ci ont déjà été vendus.

Hamza HIZZIR | Reportage TF1 : Lise CLOIX, Emma ALONSO