Mais que lui est-il passé par la tête? Le président turc Recep Tayyip Erdoğan a offert un cadeau très spécial aux dirigeants des pays membres de l’OTAN venus à Ankara pour le sommet annuel de l’alliance militaire. Après avoir expérimenté les fastes du palais présidentiel de Bestepe (1000 pièces réparties dans un complexe qui s’étend sur 300 000 m²) et les mesures de sécurité XXL dans la capitale turque (plus de 50 000 policiers mobilisés), voilà que les dirigeants des 31 autres pays membres se retrouvent avec un colis bien embarrassant entre les mains. Un revolver avec leur nom gravé dessus et six balles.

Au-delà de la symbolique douteuse, le cadeau d’Erdoğan – un Sarsilmaz SR 38 à six coups – représente surtout un casse-tête en termes douaniers et légaux. C’est le premier ministre britannique Keir Starmer qui a été le premier à évoquer le cadeau, dans son avion de retour d’Ankara. Recep Tayyip Erdoğan a beau avoir accompagné son présent d’une note pour que les armes offertes soient exemptées de contrôles à l’exportation, Keir Starmer a préféré laisser son revolver sur sol turc. Tout simplement parce que l’importation au Royaume-Uni aurait été illégale.