Avec 326 décès attribués à la chaleur en 2024 – davantage que la route ou les armes à feu – la Suisse n’échappe pas à une surmortalité estivale massive en Europe. Entre besoins de refroidissement record à Genève, réglementations dissuasives et boom des climatiseurs mobiles inefficaces, décryptage en graphiques, au-delà du clivage gauche-droite
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La comparaison peut sembler absurde, mais elle tient la route: la chaleur estivale tue davantage en Europe que les armes à feu aux Etats-Unis. Celles-ci causent environ 47 000 décès par an outre-Atlantique. Au sein de l’UE et de la Suisse, une étude parue dans Nature Medicine estime à 56 000 en moyenne le nombre de décès liés à la chaleur durant les étés de 2022 à 2024. Et la canicule de juin dernier aurait déjà fait quelque 20 000 victimes sur le continent, selon une première estimation rapportée par le New Scientist.