Depuis qu’il a représenté la France à l’Eurovision il y a sept ans, Bilal Hassani s’est imposé comme une figure qui compte dans le paysage musical français.Le chanteur qui casse les normes de genre a souvent parlé du harcèlement dont il a été victime adolescent.Pour Audrey Crespo-Mara, il revient sur sa lutte contre l’anorexie alors qu’il n’avait que 12 ans.

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« Aura » : le podcast vidéo d’Audrey Crespo-Mara

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« Je ne suis pas riche mais je rayonne de mille feux », chantait-il dans « Roi » qui l’a fait connaître. Sept ans après une 16e place à l’Eurovision, Bilal Hassani continue de scintiller comme il l’entend auprès d’un public qui le soutient toujours plus nombreux. Mais il y a aussi les détracteurs, ceux qui l’ont violemment pris pour cible sur les réseaux sociaux, tout simplement parce qu’il ose être lui-même. Le chanteur de 26 ans confesse à Audrey Crespo-Mara avoir fait de ces critiques « son carburant » depuis l’enfance.

J’avais des sortes d’épisodes avec ces troubles d’alimentation qui se manifestaient par le taux de stress que j’avais avec les interactions que j’avais à l’écoleBilal Hassani

« Quand à l’école, les gens réagissaient à une houpette que j’avais faite sur le haut de ma tête, je revenais le lendemain avec une houpette plus haute, laquée, avec du blond dessus », raconte-t-il dans le podcast « Aura » disponible sur TF1info. « Je me suis dit que j’allais les pousser à réagir encore plus », poursuit-il. Mais tout n’a pas toujours été rose pour le jeune Bilal. Les brimades et les attitudes varient selon sa classe. « Aujourd’hui, j’ai assez de recul pour dire que oui, c’était du harcèlement », admet celui qui a  « changé d’établissement tellement de fois ». L’année où il fait son coming out à ses proches, il tombe dans l’anorexie. Il n’a que 12 ans.

« Ça a été compliqué, ça m’a pris quelques années » pour en sortir, se souvient Bilal Hassani. « C’était très particulier parce que je ne comprenais même pas quel était le problème. J’avais des sortes d’épisodes avec ces troubles d’alimentation qui se manifestaient par le taux de stress que j’avais avec les interactions que j’avais à l’école. Je ne mangeais pas. Je n’y arrivais pas », précise-t-il. « Après, je suis rentré dans des sortes d’habitudes bizarres de compter des trucs et tout. Je pense que j’ai développé quand même des tocs à cause du stress. Encore aujourd’hui, ce n’est plus du tout avec l’alimentation, j’en suis très reconnaissant. Mais sur les pavés par exemple, il faut que je passe toujours le pied droit d’abord », ajoute-t-il. . 

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« J’avais un haut stress à cette époque-là qui, je pense, a provoqué ça et j’ai vraiment été sauvé par la musique », assure-t-il. Bilal Hassaini finit par s’inscrire dans « une école de comédie musicale » avec des horaires aménagés. « Les choses ont commencé à s’alléger pour moi », sourit-il. »Parce que je suis arrivé dans une école où, désolé hein, on faisait de la danse classique donc tous les garçons étaient comme moi !, glisse-t-il. À ce moment-là, ça m’a vraiment rassuré sur qui j’étais. Je n’étais plus cette sorte de personnage parallèle (…). Tout ce stress un peu collégien a diminué à ce moment-là ».

La rédaction de TF1info