Après la défaite de la Suisse contre l’Argentine en quart de finale du Mondial, Murat Yakin a vivement contesté l’expulsion de Breel Embolo. L’interprétation du règlement lui paraît « absolument incompréhensible ».
Pour le sélectionneur suisse, le deuxième carton jaune reçu par l’attaquant à la 72e minute a constitué le véritable tournant du match. « Jusque-là, nous dominions notre adversaire », a déclaré Yakin en conférence de presse. « À dix contre onze, le match a évidemment changé. »
Le technicien suisse n’a pas remis en cause la simulation reprochée à Embolo. Il a en revanche critiqué la ligne adoptée par l’ensemble du corps arbitral. Selon lui, plusieurs fautes argentines – « coups de coude, coups de tête, semelles » – étaient restées impunies.
« Puis l’arbitre a distribué un carton jaune pour une action qui ne méritait jamais un avertissement. Au final, c’est nous qui sommes punis pour une erreur de l’arbitre », a résumé Yakin.
La frustration de l’entraîneur était évidente. Il regrettait surtout qu’un match jusque-là très disputé ait été influencé de manière décisive par une intervention extérieure. « Aujourd’hui, c’est le football qui a perdu », a-t-il lancé.
Breel Embolo anéanti
Yakin a également pris la défense d’Embolo. Selon lui, l’attaquant avait énormément subi dans les minutes précédentes et s’était sacrifié pour l’équipe. En larmes après son expulsion, il était « complètement anéanti », a raconté le sélectionneur, qui l’a brièvement revu après la rencontre.
« Breel s’est toujours mis au service de l’équipe durant tout le tournoi. Il a été sévèrement sanctionné pour une erreur. Lui faire porter la responsabilité de notre élimination serait absurde », a insisté Yakin.
Malgré cette issue douloureuse, le sélectionneur a dit éprouver « une immense fierté » après le parcours de son équipe, qualifiée pour les quarts de finale de Coupe du monde pour la première fois depuis 1954. « Aujourd’hui encore, nous avons tenu tête au champion du monde en titre jusqu’à la dernière minute et, avant l’expulsion, le momentum était clairement de notre côté. »
La défaite après l’interruption du VAR n’en était que plus difficile à accepter. « Nous ne méritions pas d’être éliminés de cette manière », a conclu Murat Yakin.
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ats/fg