La reconversion des politiques
Ils ont été sous les feux des projecteurs pendant des années comme conseillers d’Etats ou conseillers nationaux. Que se passe-t-il lorsque ces acteurs de premiers plans de la scène politique tournent la page? Comment se reconvertir après un mandat majeur? Le Temps a rencontré cinq d’entre eux.
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Ne dites surtout pas à Christian Lüscher qu’il est un ex-politicien: «Je n’aime pas ce terme, je suis un ancien élu. Je n’apprécie pas la connotation qu’il y a autour de «politicien». Cela fait politicard. Et un élu est, lui, soumis au suffrage universel.»
Ce point est clarifié en ce 15 juin, jour de l’ouverture du G7 à Evian et lendemain du refus par la majorité des Suisses de l’initiative «Pas de Suisse à 10 millions!» Le résultat le satisfait, mais depuis son départ du Conseil national en 2023, il ne s’engage plus dans les campagnes: «Il faut savoir laisser la place et mes successeurs le font très très bien. Je n’ai pas tourné la page sur le plan des émotions ou des amitiés, mais il est important de se forcer psychologiquement et affectivement à faire le pas.» Pointe de nostalgie tout de même: «Ce qui peut me manquer, c’est la vie sous la Coupole. Durant les sessions, c’était comme une course d’école.» Surtout avec «la génération 2007», des élus romands arrivés à Berne la même année que lui, tels la socialiste Ada Marra, la Verte Adèle Thorens ou les PLR Hugues Hiltpold, Jacques Bourgeois et Olivier Français.