Les prochaines élections législatives israéliennes se tiendront le 27 octobre, a annoncé dimanche le Parlement. Benjamin Netanyahu y joue son avenir de Premier ministre.

La Knesset, nom du Parlement israélien, doit achever son mandat le 17 juillet, permettant à la coalition au pouvoir d’aller jusqu’au bout de ses quatre ans, pour la première fois depuis plusieurs décennies.

Ce scrutin, le premier organisé depuis l’attaque du Hamas du 7 octobre 2023, est largement considéré comme un référendum sur le leadership de Benjamin Netanyahu.

Agé de 76 ans, le Premier ministre a annoncé son intention de briguer un nouveau mandat. Dirigeant à la longévité la plus importante de l’histoire d’Israël, il a pour l’heure occupé cette fonction plus de 18 ans au total depuis 1996.

Un ancien chef de l’armée comme rival

Les derniers sondages montrent toutefois qu’une majorité d’Israéliens souhaitent son départ. L’ancien chef d’état-major Gadi Eisenkot apparaît désormais comme son principal rival.

La colère suscitée par les défaillances sécuritaires ayant entouré les attaques du 7 octobre reste vive et continue de peser sur la popularité de Benjamin Netanyahu.

L’opinion publique lui reproche aussi de ne pas avoir tenu ses promesses de « victoire totale » sur le Hamas et le Hezbollah, mouvement armé libanais soutenu par l’Iran.

Dossier iranien non bénéfique

Il est également critiqué pour avoir été tenu à l’écart des négociations entre l’Iran et les Etats-Unis pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, le protocole d’accord conclu en juin ayant été jugé par beaucoup défavorable aux intérêts israéliens.

Ces derniers jours, son gouvernement, l’un des plus à droite de l’histoire d’Israël, s’est employé à faire adopter une série de projets de loi afin de consolider sa majorité et d’aborder les élections en position de force.

afp/ami