L’affaire avait secoué toute la planète Hollywood. Le 14 décembre 2025, Rob Reiner et son épouse Michelle Reiner sont retrouvés morts à leur domicile familial, poignardés à plusieurs reprises à l’arme blanche. Très vite, leur fils, Nick Reiner est interpellé dans les rues de Los Angeles. Âgé de 34 ans, il est depuis détenu à la prison de Twin Towers et encourt la peine de mort s’il est reconnu coupable.
À l’audience de ce lundi, l’accusé apparaît le crâne rasé, vêtu d’une blouse marron, silencieux dans son box vitré. Il se contente de confirmer son plaidoyer et de renoncer à son droit à un procès rapide. Une audience préliminaire a été fixée au 29 avril.
Initialement, la défense devait être assurée par Alan Jackson, l’avocat médiatique connu pour avoir représenté Harvey Weinstein. Mais ce dernier s’est retiré du dossier, évoquant des éléments qu’il ne pouvait « divulguer », tout en affirmant vouloir que son ancien client bénéficie « de la défense la plus solide possible ». C’est désormais Me Kimberley Greene qui est chargée du dossier.
Le tribunal n’a pas encore tranché sur le sort de Nick Reiner : la peine de mort ou bien la prison à perpétuité. Mais la stratégie de la défense pourrait s’appuyer sur l’état psychiatrique de l’accusé. Atteint de schizophrénie, une pathologie « caractérisée par une altération du rapport à la réalité », le scénariste aurait vu son traitement modifié un mois avant le drame. Ses avocats pourraient s’en servir comme argument pour tenter d’écarter la peine la plus lourde. Selon le Hollywood Reporter, le procureur de Los Angeles aurait, de son côté, souligné que l’affaire demeurait passible de la peine capitale. Il pourrait s’écouler plus d’un an avant son procès, s’il a lieu.
Reste désormais à la justice californienne de déterminer si ce drame relève d’un crime prémédité ou du résultat d’une crise de schizophrénie aux conséquences irréversibles.

Nick Reiner devant la Cour supérieure du comté de Los Angeles, le 23 février 2026.Getty Images via AFP