Skyguide s’attend à licencier deux fois moins de personnes que les 220 coupes annoncées en mai pour fin 2027. Les postes seront supprimés, mais des départs à la retraite anticipée absorberont une partie d’entre eux, a dit lundi la société suisse de contrôle aérien.

Lire aussi: Du bénéfice record au vaste licenciement: deux mois sens dessus dessous chez Skyguide

Au terme de la consultation, elle précise que d’autres pourront encore faire baisser le chiffre des personnes congédiées. L’objectif reste de biffer environ 200 postes et de mener des économies de près de 51 millions de francs.

«Nous sommes conscients que les dernières semaines ont été synonymes de fortes incertitudes et préoccupations pour nos collaborateurs et collaboratrices», affirme le patron de Skyguide Peter Merz. Un plan social accompagnera les licenciements. L’entreprise doit faire face à des coûts importants. Les prochaines étapes continueront d’être relayées publiquement, ajoute-t-elle.

Congés non justifiés

En juin, le conseiller fédéral Albert Rösti avait affirmé que la diminution du personnel n’affecterait pas la sécurité aérienne dans les aéroports du pays. Le syndicat indépendant du trafic aérien (Si-TrA) estime de son côté que les solutions proposées dès le départ pour éviter des licenciements étaient «crédibles» et «réalistes».

Mais la centaine de congés encore prévus ne sont pas justifiés, a-t-il ajouté lundi tout comme Syndicom. Ces suppressions restent évitables, selon Si-TrA qui fait remarquer l’entreprise dégage toujours des résultats financiers positifs. Parmi ses pistes, le syndicat a proposé d’étendre l’adaptation du dispositif jusqu’en 2029 au lieu de 2027 pour davantage de départs naturels ou volontaires.

Le plan de performance de la Suisse par la Commission européenne pour 2025-2029 devrait aboutir cette année. Outre les étapes des restructurations, le conseil d’administration a également approuvé les grandes lignes de la future organisation de l’entreprise, davantage autour de son mandat légal.

Skyguide va notamment évaluer si les systèmes internes de gestion et de surveillance aérienne peuvent être remplacés par des solutions standardisées externes. Et une nouvelle approche du comité de direction doit également permettre de clarifier les responsabilités.