Symbole de dialogue entre la Norvège et la Russie, Kirkenes, où se croisent touristes, militaires, diplomates, réfugiés ou exilés russes, vit aujourd’hui au rythme de la guerre en Ukraine. Ses habitants racontent la fin d’un monde: celui où la frontière était un lieu de coopération

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L’Arctique, entre appétits et frontières

La guerre en Ukraine a accéléré la militarisation du Grand Nord. De Rovaniemi à Kirkenes, Le Temps est allé en Finlande et en Norvège à la rencontre de ceux qui vivent ce basculement au quotidien. Tous nos articles

A Storskog, la pluie tombe à verse sur le poste-frontière. Le ciel chargé de nuages donne au paysage des allures de fin de journée. Pourtant, la nuit ne viendra pas. Elle a quitté ces terres depuis des semaines. Le soleil de minuit veille sans relâche sur ce point ultrasensible: la seule ouverture entre la Norvège et la Russie, où un peu plus de 50 000 passages ont été comptabilisés l’année dernière contre 320 000 en 2013. Mais aussi la frontière la plus septentrionale de l’OTAN et l’une des plus scrutées depuis le début de la guerre de l’Ukraine, il y a 4 ans.