Les conséquences sur la fertilité la fonction érectile…

« La testostérone est l’hormone spécifique de l’homme. Elle a une influence sur la masse musculaire, sur le tempérament, la fertilité et la fonction érectile (sexualité et qualité de l’érection) », détaille Dr Robert Andrianne, urologue au CHU de Liège. « Si la chute de testostérone est importante, c’est mauvais pour la santé. Cela favorise l’ostéoporose et le risque de fracture spontanée, cela diminue le métabolisme et la qualité de vie. »

Il existe des traitements pour augmenter le taux de testostérone, comme des injections intramusculaires à faire tous les mois ou tous les trois mois. « C’est moins physiologique et, en grosses quantités, cela engendre des risques cardiovasculaires et peut mettre au repos l’axe hypothalamo-hypophysaire (l’axe qui régule la production naturelle d’hormones). Beaucoup d’Américains se piquent à la testostérone pour avoir plus de muscles, une meilleure performance érectile ou une meilleure humeur », précise Dr Robert Andrianne. « Un des traitements substitutifs très efficaces est la crème de testostérone quotidienne. Le pic de sécrétion de testostérone se fait entre 9h et 11h. »

D’après les chercheurs, l’obésité, le diabète et les facteurs environnementaux (pollution et perturbateurs endocriniens) jouent un rôle dans la tendance observée. « L’homme devient de plus en plus hypofertiles. On peut parler de crise majeure de la fertilité ou de la stérilité des couples qui est multifactorielle. 20 % des couples nécessitent un soutien médical parce que le souhait d’un enfant se fait de plus en plus tardivement dans le chef de la femme et de l’homme. Mais l’obésité a un impact : 30 % des patients diabétiques souffrent d’hypogonadisme », poursuit l’urologue, peu surpris par les causes. « Il faut davantage surveiller les conservateurs utilisés dans les aliments et l’eau de ville. »