Les préventes sont restées « très en deçà des projections établies lors du montage du projet », reconnaît Lumen Canor dans un communiqué. Début juillet déjà, les Freiburger Nachrichten évoquaient ce manque d’intérêt, relevant que seuls 197 billets avaient été vendus, soit en moyenne huit billets par soirée.

Ce manque de recettes a créé « un déséquilibre financier auquel aucune mesure de redressement n’a permis de remédier dans les délais disponibles », poursuit Lumen Canor. Et d’ajouter que son comité a préféré « arrêter la production plutôt que d’aggraver la situation. »

En situation d’insolvabilité, l’association explique avoir engagé les démarches prévues par la loi en vue d’une mise en faillite. Elle indique que les personnes détentrices de billets, comme l’ensemble de ses créanciers, « seront informées en temps utile de la procédure à suivre pour faire valoir leurs prétentions dans le cadre de la liquidation. »

Une centaine de personnes participaient à ce spectacle médiéval ambitieux, doté d’un budget d’environ 1,8 million de francs: musiciens et chanteurs professionnels, mais aussi chanteurs amateurs et enfants ainsi que plusieurs collaborateurs en backstage (ingénieurs son et lumière, costumière, etc).

Revisitant les défaites à Grandson et Morat du duc de Bourgogne Charles le Téméraire, cet opéra bilingue se voulait « une oeuvre exigeante mais accessible », selon les organisateurs. Ceux-ci espéraient attirer 11’000 spectateurs en une quarantaine de représentations.

Samedi dans 24 heures, plusieurs témoignages mentionnent des tarifs prohibitifs (jusqu’à 490 francs) pour expliquer ce fiasco.