Son empreinte est encore bien visible. Le Vieux-Port, La Tourette à Marseille, les « 200 logements » et la faculté de droit à Aix-en-Provence portent la signature de Fernand Pouillon. Quarante ans après sa disparition, le 24 juillet 1986, l’architecte reste associé à une certaine idée de la construction : produire beaucoup, rapidement, mais sans jamais renoncer à la beauté, ni au confort des habitants. Une conception de son métier qui ne l’a pas rendu très populaire parmi ses confrères en son temps.
Né en 1912 dans le Lot-et-Garonne, Fernand Pouillon arrive à Marseille après la Première Guerre mondiale. Il y passe sa jeunesse et se forme à l’École des beaux-arts avant de poursuivre ses études à Paris. Très tôt, il se distingue par son approche différente de l’architecture. Dès les années 1930, il construit des immeubles à Marseille, Aix et une villa à Cabriès, avec un goût marqué pour les proportions, les volumes équilibrés et l’intégration dans leur environnement.
Le pari de la pierre
C’est après la Seconde Guerre mondiale que son talent s’impose véritablement. Alors que la France doit reconstruire rapidement des milliers de logements, Pouillon refuse de choisir la facilité. Il…