Les Fêtes maritimes ne se dérouleront pas uniquement sur le quai du Rosmeur, à Douarnenez (Finistère), du 23 au 26 juillet. Elles ont même déjà commencé dans toute la commune au travers de l’exposition photo « Gens de mer », de Nedjma Berder. L’artiste, qui voit 36 clichés être exposés jusqu’à la fin du mois d’août à divers endroits de la commune, revient sur la genèse de son travail : Je l’ai démarré il y a 3-4 ans, en faisant de la navigation sur des bateaux centenaires, sans moteur, sans réelle idée de la finalité.

Après moult navigations dans la mer d’Iroise, vers les Cornouailles anglaises, la mer du Nord, ou encore vers l’Écosse, puis un an de travail plus tard, l’idée est venue à Nedjma Berder de contacter les Fêtes maritimes afin de proposer son projet. Entre les deux parties, la synergie a été directe.

Et cela a réellement pris forme mercredi 15 juillet, avec le collage de la première œuvre, face à l’ancienne usine Chancerelle.

C’est émouvant de voir l’exposition prendre forme, évoquait même Chloé Penglaou, la coordinatrice générale des Fêtes maritimes. Alexis Gouge, chargé de communication, enchérissait sur le fait que ce projet était totalement compatible avec les Fêtes maritimes dans le but de célébrer les 200 ans de la photographie.

« Notre feu d’artifice à nous »

Par le biais de cette exposition, les Fêtes maritimes estiment s’offrir un cadeau en mettant à l’honneur un artiste local pour leurs 40 ans, ainsi qu’aux visiteurs. On n’a pas de feu d’artifice, mais c’est encore mieux, image de la plus belle des façons Chloé Penglaou.

À noter que chacune des photographies se veut indépendante et est davantage contemplative que documentaire, poursuit Nedjma Berder. Il n’y a également pas réellement d’ordre de visite et les différents points d’exposition sont recensés sur une carte interactive, accessibles grâce à un QR code situé sous chacune des photos. L’ensemble des œuvres de Nedjma Berder seront également à retrouver sur le quai du Rosmeur, dans un format plus réduit.

Une attention sur le collage et le décollage

Pour construire cette exposition, il a fallu obtenir les accords des propriétaires mais également ceux des Bâtiments de France. Ces mêmes propriétaires ont, par ailleurs, été séduits par le projet. On n’a eu que très peu de refus lors de nos demandes. Certains sont même déçus de savoir que les photographies ne resteront pas sur leurs façades, évoque Chloé Penglaou.

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Mais, au-delà de l’esthétique, il y a un souci environnemental de la part de toutes les parties. Nedjma Berder a eu une attention particulière sur le collage, mais également sur le décollage. J’ai réalisé un test grandeur nature de plusieurs semaines, sur les techniques de collage et de décollage. L’objectif est de rendre la façade telle qu’on l’a trouvée avant, conclut l’artiste.