Les Etats membres de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) n’ont pu s’entendre sur un élément clé du traité sur les pandémies qui bloque sa finalisation depuis un an à l’issue d’une nouvelle session de négociations, a annoncé l’agence onusienne lundi. Cette septième session du Groupe de travail intergouvernemental (GTI) ouverte le 6 juillet et achevée la semaine dernière visait à «rédiger et négocier» l’annexe relative au système d’accès aux agents pathogènes et de partage des avantages (PABS), sans laquelle l’accord global sur les pandémies ne peut entrer en vigueur.

Cette annexe devait initialement être finalisée avant mai 2026, mais les négociations ont progressé à un rythme très lent. Cette nouvelle session de discussions au siège de l’OMS, à Genève, a débouché vendredi sur seulement quelques progrès limités.

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Les États membres de l’OMS ont «fait avancer les négociations» sur le système PABS «tout en convenant que de nouvelles discussions sont nécessaires afin de finaliser un cadre permettant une réponse plus rapide, plus efficace et plus équitable aux futures pandémies», a indiqué l’OMS dans un communiqué, annonçant un huitième cycle de négociations pour le 14 septembre.

Divergences surmontables

Selon l’OMS, les discussions ont tout de même permis d’alléger le projet de texte et de se concentrer sur des aspects techniques, notamment les contrats qui sous-tendent ce mécanisme, les réseaux de laboratoires chargés de manipuler et de partager les agents pathogènes et leurs séquences génétiques, ainsi que la définition des avantages découlant du partage de ces agents pathogènes.

«Même si des divergences subsistent, elles peuvent être surmontées si nous gardons à l’esprit notre objectif commun: un monde où les agents pathogènes et les informations scientifiques sont partagés rapidement, et où les bénéfices qui en découlent sont répartis de manière juste et équitable», a déclaré le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, cité dans le communiqué. «Cette tâche est essentielle et urgente. La prochaine pandémie n’attendra pas. Nous non plus ne devons pas attendre», a-t-il ajouté.

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Après plus de trois ans de négociations, les Etats membres de l’OMS étaient parvenus en mai 2025 à un accord historique visant à mieux se préparer et lutter contre les futures pandémies, pour éviter une répétition des dysfonctionnements observés avec le Covid-19. Il a notamment pour ambition de garantir un accès équitable aux produits de santé (vaccins, traitements, tests de dépistage).

Mais pays riches et pays en développement n’étaient pas arrivés à s’entendre sur l’élément central du traité, à savoir le fonctionnement du PABS. «Les questions qui restent à régler sont difficiles, mais nous disposons d’une voie claire pour achever cet important travail», a déclaré l’ambassadeur brésilien Tovar da Silva Nunes, coprésident des négociations.