Le nombre d’accidents impliquant des trams et des bus zurichois a triplé depuis 2014, selon le Tages-Anzeiger. Parallèlement, le total de ceux ayant eu lieu sur la route est resté stable.
Aujourd’hui, un blessé sur trois dans les transports publics en Suisse se trouve à Zurich, canton qui possède le réseau de bus et trams le plus dense du pays. Chaque jour, près de 860’000 personnes l’empruntent.
Le comportement des autres usagers de la route joue un rôle important: un accident sur trois est dû à un freinage brusque suite à une portière qui s’ouvre soudainement ou à un piéton qui traverse sans prévenir. Souvent, ce sont les personnes à bord des transports publics qui en subissent les conséquences.
Les chutes dans les bus et les trams sont ainsi en forte augmentation. Selon l’Office fédéral des transports, beaucoup de personnes se lèvent avant l’arrêt, s’assoient trop tard ou ne se tiennent pas suffisamment. Le phénomène se serait même accentué depuis la pandémie de Covid-19.
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Les femmes les plus touchées
Dans la clientèle, ce sont les femmes les plus touchées: elles sont deux fois plus souvent victimes de chutes que les hommes, annonce en titre le Tages-Anzeiger.
Selon une étude de l’Office fédéral des transports, les femmes voyagent plus fréquemment avec des sacs, des poussettes ou des enfants, autant d’éléments qui compliquent le fait de garder une main libre pour se tenir.
Pour mieux comprendre ces accidents, une nouvelle étude doit être lancée cet automne avec la Haute école des sciences appliquées de Zurich, les transports publics zurichois et bernois. Des vidéos de chutes seront analysées et des entretiens seront conduits avec des voyageuses et voyageurs blessés. Le projet attend toutefois encore son financement, estimé à au moins 400’000 francs.
Valentin Jordil/sjaq