Après un premier effondrement accidentel en mai, une nouvelle partie du bâtiment en chantier pour transformer le collège des Sablons à Neuchâtel en auberge de jeunesse est tombée mardi matin. Mais cette fois, l’opération était planifiée, selon la Commune. L’ouverture prévue en 2027 est abandonnée.

Un bruit sourd, puis un épais nuage de poussière. Peu après 7h30, une partie du collège des Sablons s’est effondrée, emportant également des échafaudages. La scène est spectaculaire, mais la Ville de Neuchâtel se veut rassurante: cette démolition était prévue.

Chez les riverains qui habitent juste en face du collège, c’est un peu la stupéfaction. « Ils ont attaqué un coin du toit et une moitié de la façade sud, jusqu’au premier étage, a suivi, un peu trop rapidement. Ça semble être une masse un peu plus importante que prévu, en tout cas pour une destruction qui est gérée », décrit Geoffroy Megert, un habitant du quartier.

>> Ecouter le sujet dans La Matinale : Le chantier de la future auberge de jeunesse tourne au casse-tête à Neuchâtel / La Matinale / 1 min. / aujourd’hui à 06:19 Chantier plus alarmant que prévu

La transformation de ce vieux collège proche de la gare en auberge de jeunesse est devisée à 10 millions de francs. Mais le 23 mai, une partie de la façade nord s’écroule en plein chantier. Depuis, plus personne ne peut s’en approcher pour des raisons de sécurité.

Alors qu’une déconstruction à distance des éléments les plus instables a commencé en juin, la Ville a annoncé pour cette semaine une phase de démontage lourd qui générerait principalement de la poussière. Mais au vu des dégâts, Geoffroy Megert et ses voisins estiment que le chantier se révèle plus alarmant que prévu.

« Ce bâtiment a des dommages assez importants. Le sol s’est effondré sur plusieurs étages. La question est de savoir s’il est reconstructible », indique Geoffroy Megert.

La Ville, qui n’a souhaité s’exprimer que par écrit, avance que ces travaux se poursuivent conformément au calendrier prévu. En revanche, dans un précédent communiqué, elle ne garantissait pas la sauvegarde du bâtiment. Reste une question: Neuchâtel aura-t-elle l’auberge de jeunesse qu’elle attend depuis 20 ans?

Jan Haesler/juma